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Recherche : Comprendre la dyslexie grâce à l’informatique

13/07 Etudiant Professionnel
Article rédigé par Alexis Gilard, étudiant ingénieur à l'ECAM Strasbourg-Europe.

Nous avons tous déjà entendu parler de la dyslexie, ce trouble qui affecte beaucoup de gens, notamment un grand nombre d’écoliers, et dont les symptômes sont largement compris. Grâce aux progrès technologiques, les chercheurs avancent, mais d’autres aspects restent très flous.  Comment se développe-t-il ? Quelles sont ses causes exactes ? Pourquoi est-ce qu’il apparaît ? Existe-t-il un moyen de détecter la dyslexie avant qu’elle ne soit trop prononcée ? Comprendre la dyslexie avec l’informatique, c’est ce qu’a décidé de faire Rabih AMHAZ, Enseignant-Chercheur à l’ECAM Strasbourg-Europe avec Samy RIMA, Docteur et Chercheur en neuroscience partenaire sur le projet.

 

Samy RIMA, docteur en neurosciences et Rabih AMHAZ enseignant-chercheur à l’ECAM Strasbourg-Europe

 

Qu’est-ce que la dyslexie ?

Pour rappel, la dyslexie est un trouble de l’apprentissage ainsi qu’un trouble dys-touchant les capacités de lecture et d’écriture de la personne atteinte. Ce trouble neurologique se déclare chez l’enfant et l’adolescent. Ses causes restent très vagues ; les chercheurs ne sont pas tous d’accord. Il est, en général, détecté quand il se manifeste assez fortement pour être visible.

 

Expertise médicale et l’informatique

Rabih AMHAZ travaille en collaboration sur ce projet avec un neuro-scientifique basé en Suisse, le docteur Samy RIMA. Ce dernier s’occupe de l’aspect médical (principalement neuronal) et récupère des données via les systèmes de vision, tandis que M. AMHAZ est en charge la partie informatique. Cette dernière consiste notamment à analyser des données enregistrées pour détecter et comprendre les micro-mouvements oculaires. Enfin, l’expertise médicale, les données recueillies et les observations effectuées permettent de modifier les instruments en conséquence. L’Intelligence Artificielle est vitale dans le processus de traitement de ces précieuses données. Seuls les algorithmes et les fonctions mathématiques nous aident à réaliser et comprendre ce qui est différent.

 

Quels sont les résultats ?

Ce n’est pas un sujet facile qu’ils ont décidé d’aborder. Les analyses ont commencé en 1881 et depuis, de nombreux projets portent sur ce trouble, visant à cerner ses différents mécanismes.

 

« Nous avons énormément appris, mais il reste encore beaucoup à apprendre. »

 

Il y a quelques mois, M. AMHAZ et Dr. RIMA ont commencé et ont obtenu des résultats tous azimuts. Cependant, ils sont déterminés à continuer et terminer ce projet.

Les chercheurs ont récemment répondu à un appel à projet. Il a pour but d’observer et effectuer un suivi des étudiants pour innover dans le processus pédagogique et améliorer les outils d’apprentissage. Pouvoir appliquer la science et décliner ces recherches sur des outils pour améliorer la pédagogie dans les écoles est une ambition pour ces deux chercheurs.

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