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Interview : Lina, ingénieure en production, nous met la bague au doigt !

29/03 Etudiant Professionnel

Lina Ouchikh est étudiante ingénieure en dernière année. Elle est actuellement en contrat de professionnalisation au sein de l’entreprise Fair’Belle en Alsace. Elle nous ouvre les portes du secteur qui la passionne, le luxe, sous sa casquette d’ingénieure en production et en amélioration continue.  

 

Lina, ingénieure dans le luxe en contrat de professionnalisation

 

Peux-tu te présenter rapidement ?

Originaire de Lyon, j’ai rejoint l’ECAM Strasbourg-Europe dès la classe préparatoire PCSI/PSI associée au lycée Saint Etienne. Je suis actuellement en dernière année de cursus ingénieur et je réalise un contrat de professionnalisation.

 

Dans quelle entreprise travailles-tu et quelles sont tes missions ?

Je suis apprentie ingénieure Production & Amélioration Continue, au sein de l’entreprise alsacienne Fair’Belle. Elle est spécialisée dans la fabrication industrielle d’alliances de mariage « Made in France » et autres articles de joaillerie et bijouterie. Ma mission principale est de diminuer et optimiser l’engagement matière utilisée dans la production des alliances. J’accompagne également l’entreprise dans le développement de sa culture de l’amélioration continue auprès de ses équipes et de ses managers.

 

Comment fait-on pour travailler dans le secteur du luxe ?

J’ai découvert cette entreprise grâce au groupe de secteur que j’animais. En effet, avec d’autres étudiants, nous nous sommes rassemblés dans le but de découvrir et approfondir un secteur de l’ingénierie, à savoir le luxe. Cela m’a permis de construire et développer mon réseau de contacts dans un milieu pourtant très fermé. Grâce à ce biais, j’ai rencontré le directeur industriel d’une grande maison internationale de bijouterie-joaillerie. Il m’a prise sous son aile et il est ainsi devenu un mentor. Il m’a accompagné et soutenu dans ma recherche pour mon contrat de professionnalisation. C’est comme ça que j’ai découvert l’entreprise Fair’Belle. Je croyais que c’était impossible de rentrer dans ce secteur, de pouvoir le faire. Aujourd’hui, j’en prends plein la vue tous les jours !

 

Pourquoi avoir choisi le domaine de la production ?

J’aime l’aspect « terrain » et le contact humain. Pour moi, tout le monde à quelque chose à nous apporter. En production dans le domaine du luxe, il n’y a pas une vision unilatérale. Chaque collaborateur apporte sa pierre à l’édifice, à son avis à donner et apporte son expertise. J’ai choisi également d’effectuer un contrat de professionnalisation dans le domaine de la production car il est en adéquation avec ma formation d’ingénieure généraliste et notamment avec mon approfondissement en amélioration continue. Je souhaite également obtenir la certification Green Belt en Lean Management car c’est une réelle valeur ajoutée dans le milieu industriel et notamment de la production. J’ai actuellement validé les écrits et j’effectue la partie pratique durant mon contrat de professionnalisation au sein de Fair’Belle.

 

Qu’est-ce que cela t’apporte ?

Dans ce métier, il faut savoir jongler avec beaucoup de données et savoir faire travailler ensemble différents services de l’entreprise (production, qualité, logistique). Pour obtenir une qualité d’excellence, exigée dans le secteur du luxe, il faut un savoir-faire unique de la matière (connaissances, toucher, œil) et le développer continuellement. Par exemple, mon regard sur la matière a changé et se perfectionne. Pour l’anecdote, au début mes collaborateurs me disaient « regarde, il y’a un défaut sur cette alliance ». Je ne le voyais pas. Maintenant, je vois ces défauts pourtant très subtils. Dans le luxe, il y a une diversité des corps de métiers qui est incroyable. Il y a de nombreuses technicités et on ne retrouve pas cela dans beaucoup de domaine. J’en apprends tous les jours et je développe de nombreuses compétences.

 

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je sais que je veux rester dans le secteur du luxe. En effet, j’ai développé une appétence pour la bijouterie joaillerie et beaucoup de compétences techniques liées à la connaissance des métaux et des fondamentaux en fonderie. Cependant, j’aimerai travailler également sur des problématiques d’industrie 4.0 et dans ce secteur, les industries sont moins modernes. La transition vers les usines connectées et intelligentes est plus complexe et de ce fait, plus lente. J’aimerai poursuivre chez Fair’Belle et accompagner l’entreprise dans cette transition.

 

Un job de rêve ?

Honnêtement, je savais que je voulais travailler dans le luxe, associer le « blingbling paillette » au monde de l’ingénierie. Je trouve ça bien que les ingénieurs contribuent à cette image. Personnellement, ça m’a toujours fait rêver, et je suis contente d’avoir trouvé un job qui me plait autant aujourd’hui… peut-être même le job de mes rêves ! J’espère encore évoluer. Avoir un projet qui allie la beauté du luxe et la technique de l’ingénieur est l’une des expériences les plus enrichissantes que j’aurais pu espérer avoir.  Se dire qu’on va et qu’on peut changer les choses, je trouve ça incroyable !

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