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[Interview] Charles, étudiant en CPII, dans le Top 100 du Battle Dev 2020

Charles Zimmerlin (ECAM2), classé 72ème au Battle Dev 2020, confirme qu’être ingénieur généraliste rime aussi avec IT*. Interview réalisée par son ami et collègue Hugo Marmonier depuis Kaiserslautern en Allemagne où ils réalisent leur année d’immersion à l’international.

Ils étaient près de 5000, jeudi 26 février 2020, de 20h à 22h, à s’affronter lors d’une des compétitions de développement les plus importantes de France. Battle Dev, organisée pour sa 15ème édition par Le blog du Modérateur, est la compétition qui casse les codes. Pendant deux heures, des étudiants, professionnels et passionnés en tous genres s’affrontent à travers 6 exercices de programmation. Chaque exercice doit impérativement être validé pour permettre de passer au suivant. C’est pourquoi, un nombre important de participants n’a pas réussi à finir avant la fin des 120 minutes imparties.

Charles Zimmerlin, « Ekl3ndil » de son pseudo, étudiant en  2ème année de Cursus Préparatoire avec Immersion à l’International, a fièrement revêtu les couleurs de l’école et l’a hissé pour sa première représentation, dans le top 100, devant nombre d’écoles pourtant spécialisées dans le Génie Informatique. Découvrez le portrait de cet étudiant, qui vous le verrez , est unique en son genre.

Bonjour Charles, tout d’abord merci et félicitations de la part de l’école. Peux-tu nous parler de ce qui t’a motivé à t’inscrire à ce concours pourtant assez éloigné de ta formation actuelle ?

Charles : En effet, la CPII n’est « qu’une » prépa (sic), mais j’aime vraiment tout ce qui touche à la programmation, et c’est tout naturellement que j’ai eu envie de me lancer dans ce concours et, bien entendu, d’y représenter l’ECAM Strasbourg-Europe.

Tu es classé 72ème, es-tu fier de toi ? Quels ont été tes objectifs ? Es-tu allé jusqu’au bout ?

Charles : J’y suis allé sans prétention, en faisant de mon mieux. J’espérai être dans les mille premiers, mais être dans le top 100 me fait vraiment plaisir. Cela me rassure quant à mes compétences, que je continue de développer et qui me serviront d’autant plus en cycle ingénieur. Bien sûr, cela me rend fier, pour moi comme pour l’école. J’aurai évidemment préféré être dans le top 10, mais la concurrence était d’un niveau assez exceptionnel, et l’exercice 6 m’a bloqué et le chronomètre a eu raison de ma performance. On sait également que certains jouent en équipe, déséquilibrant la balance et faisant perdre des places à d’autres. J’espère en avoir battu certains, depuis mon lit en mangeant le gâteau au chocolat de ma maman (rires) (la communauté des développeurs n’aime en général pas la triche au sein de leurs concours, ndlr). Participer à cette compétition m’a fait du bien dans cette période de confinement un peu bizarre.

Dans un registre plus technique, tu as concouru en utilisant le langage Python 3. Peux-tu justifier ton choix et nous en dire un peu plus sur ce langage ?

Charles : Le Python est un langage dit « de haut niveau », c’est-à-dire utilisant une logique quasi-sémantique et une formulation très « usuelle » basée sur des mots et des symboles mathématiques classiques. On se concentre donc moins sur le code que sur ses effets, et c’est ce qui me plaît dans le développement : chercher à comprendre la logique et la structure du problème plutôt que se focaliser sur le fait de ne pas faire d’erreur, de ne pas oublier de point-virgule… Par ailleurs, le Python 3 est un langage très rapide d’exécution, qui m’a j’en suis sûr fait gagner de précieuses secondes.

Ces compétences que tu as su développer, tu les as en grande partie apprises de manière empirique. Peux-tu nous parler de l’enseignement Informatique à l’ECAM Strasbourg-Europe, ce qu’il t’a apporté et ce que tu attends de la suite ?

Charles : L’ECAM Strasbourg-Europe n’est pas une école « orientée » informatique. Pour autant, on a pu appréhender ce domaine en première année dans les cours de développement web qui offrent une prise en main de la structure d’un code et la compréhension générale de « l’enveloppe » de ce dernier. Et c’est surtout au second semestre, avec les cours d’Informatique Industrielle dispensés par M. Timothé TURKO (qui se lance juste dans la vulgarisation technologique via sa chaine de streaming Twitch turkotim), que les étudiants de CPII se confrontent aux langages et peuvent, qui sait, se découvrir une passion pour l’IT. Le programme d’ECAM 3 nous offre également des cours d’algorithmique (Dr. Alexis BULTEY) et de Logique Combinatoire qui, je l’espère, me conforteront dans mes choix.

Rappelons-le, tu es classé 72ème, mais le classement de l’école n’est que de 80 sur 154. Comment expliquer cet écart et comment peut-on, selon toi, y remédier ?

Charles : La méthode utilisée pour classer les écoles n’est pas claire. On peut imaginer qu’elle dépend à la fois du nombre de représentants et de leurs scores moyens. On remarque également que les 71 premiers ne sont que dans 14 écoles différentes (ou sans étiquette). On peut donc très probablement augmenter le classement de l’école en communiquant plus en interne, de manière à avoir plus d’ECAMiens pour nous représenter lors de la prochaine édition. Nous ne rivaliserons peut-être pas tout de suite avec les écoles championnes, mais le top 15 est largement envisageable, et j’espère être encore scolarisé quand ça arrivera.

Hé bien nous te souhaitons beaucoup de succès dans tes projets futurs et t’interviewerons volontiers à nouveau au moment où ça arrivera. Charles, merci.

Charles : Merci à vous.

*Technologies de l’Information